29 juin 2026
d1b25e77-777c-4a06-b917-092a53107bfe

Intervenant lors de la conférence de presse de la coalition Diomaye Président, le ministre Abdourahmane Diouf a vivement réagi au débat sur la révision constitutionnelle. Il a rappelé que tant que Bassirou Diomaye Faye dirige le pays, personne ne pourra y instaurer l’instabilité. Selon lui, le chef de l’État avait déjà fourni des assurances dès 2024 pour préserver la stabilité des institutions et la paix sociale.

Le ministre est également revenu sur l’élection de 2024, affirmant qu’à l’époque Ousmane Sonko était partisan d’un report du scrutin présidentiel avant de finalement appuyer la candidature de Bassirou Diomaye Faye durant la campagne. Abdourahmane Diouf estime que le président de l’Assemblée nationale s’écarte aujourd’hui de cette dynamique, allant jusqu’à l’accuser d’avoir « trahi » le chef de l’État et de se livrer à une « manipulation politique » dans le cadre des réformes institutionnelles en cours.

Il a également souligné que les présidents précédents, bien qu’ayant une majorité parlementaire, n’avaient pas utilisé cette position pour modifier la Constitution comme cela est proposé maintenant. À son avis, si cela avait été fait plus tôt, les actuels acteurs politiques n’auraient pas pu défendre les réformes qu’ils portent aujourd’hui.

Abdourahmane Diouf s’est montré particulièrement incisif envers Ousmane Sonko, lui rappelant qu’il se présentait jadis comme le « gardien de la révolution », une posture qu’il juge incompatible avec ses responsabilités actuelles à la tête de l’Assemblée nationale. « Nous n’avons rien à faire d’un guide de perlimpinpin… », a-t-il lancé.