7 septembre 2026
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Tension politique en RDC : Tshisekedi cède partiellement aux exigences de l’opposition

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Portrait officiel du président Félix Tshisekedi en RDC

Dans un contexte de vive tension politique, le président Félix Tshisekedi a finalement accepté de revoir la loi encadrant l’organisation d’un référendum constitutionnel, un projet vivement contesté par la Coalition Article 64 (C64). Cette plateforme, regroupant les principales forces d’opposition, accuse le gouvernement de vouloir instrumentaliser cette réforme pour permettre au chef de l’État de briguer un troisième mandat, en violation de la Constitution de 2006.

La coalition, qui avait fixé un ultimatum au président, avait menacé de lancer des mobilisations massives à Kinshasa si aucune concession n’était accordée. Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, porte-parole de la C64, avait averti que le dialogue n’était plus une option envisageable.

Initialement prévue pour le 15 août, une grande marche citoyenne devait servir de baromètre aux négociations en cours. Les organisateurs avaient appelé la population à se mobiliser activement si le président ne revenait pas sur sa proposition de loi référendaire, jugée anticonstitutionnelle.

Une concession insuffisante pour l’opposition

Bien que Félix Tshisekedi ait accepté de soumettre la loi à une nouvelle lecture parlementaire, la coalition C64 a jugé cette décision insuffisante. Prince Epenge, cofondateur de la coalition, a salué « un petit pas dans la bonne direction », tout en maintenant la pression sur le pouvoir en place.

Cette concession intervient après plusieurs semaines de tensions croissantes, marquées par des reports de manifestations et des appels au calme des leaders religieux. La société civile congolaise, réunie au sein de 65 organisations, a également interpellé le président dans un mémorandum, mettant en garde contre les risques de déstabilisation que ferait peser une réforme constitutionnelle.

Selon ces acteurs, une telle initiative pourrait « exacerber les tensions politiques, fragiliser la cohésion sociale et détourner l’attention des défis majeurs auxquels fait face le pays ». Les priorités nationales, telles que la sécurité ou la santé, seraient ainsi reléguées au second plan.

Un dialogue sous haute tension

La décision du président intervient dans un climat particulièrement tendu, où chaque camp semble déterminé à ne pas céder. Alors que l’opposition durcit le ton, les autorités tentent de désamorcer la crise en privilégiant, pour l’instant, la voie législative. Reste à savoir si cette concession suffira à apaiser les esprits ou si Kinshasa s’achemine vers une confrontation plus large.