13 juin 2026
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Une célébration sous le signe de l’inquiétude

La fête de l’Aïd, appelée Tabaski au Mali, a été marquée mercredi soir par une atmosphère inhabituelle. Après l’attaque dévastatrice du 25 avril qui a ébranlé les fondements du pouvoir militaire et coûté la vie au ministre de la Défense Sadio Camara, le Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans avait brandi la menace d’un « assaut final » contre Bamako. L’objectif affiché ? Renverser la junte au pouvoir.

Les groupes armés profitent des fêtes pour frapper

Les organisations djihadistes ont une stratégie bien rodée : multiplier les actions militaires lors des fêtes religieuses. Selon leurs croyances, ces offensives leur vaudraient une bénédiction divine accrue. C’est pourquoi les autorités maliennes craignaient particulièrement des attaques pendant cette période.

Bétail et boycott : les conséquences de l’insécurité

Dans les zones rurales comme urbaines, l’accès aux moutons de l’Aïd a été fortement perturbé. Les groupes armés imposent des prélèvements forcés sur le bétail, sous forme d’impôt ou par des saisies directes. À Bamako, malgré des tentatives de boycott ordonnées par les djihadistes, les habitants ont pu s’approvisionner grâce à l’ouverture forcée des axes routiers par les forces de sécurité. Cependant, cette mesure a pesé sur le moral des citoyens.

Des prix exorbitants jusqu’à Niamey

La crise ne se limite pas au Mali. Au Niger, où les attaques se multiplient dans les régions occidentales, les prix des moutons ont également atteint des sommets. Le Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans et l’État islamique au Sahel ont récemment ciblé plusieurs positions militaires et civiles. Ces offensives exploitent la mobilisation des troupes nigériennes dans le nord du pays, notamment dans le cadre des préparatifs pour reprendre Kidal.

Un climat de tension persistante

Entre menaces djihadistes, boycott économique et hausse des prix, la fête de l’Aïd 2026 au Mali a été marquée par une insécurité palpable. Les autorités tentent de maintenir un semblant de normalité, mais la menace d’un « assaut final » plane toujours au-dessus de Bamako.