13 juin 2026
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Ousmane Sonko lors d'une conférence

La question d’une éventuelle motion de censure à l’encontre du nouveau gouvernement se pose. Aucune déclaration de politique générale n’est pour l’instant prévue. Bien que non obligatoire, cette étape est traditionnelle et le Premier ministre y sollicite la confiance des députés. Ceux-ci peuvent aussi déposer une motion de leur propre initiative, à condition de réunir un dixième des voix. Dimanche, Ousmane Sonko a cherché à rassurer sur la situation d’ensemble.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. Cette nouvelle configuration que nous connaissons s’est déjà vue ailleurs, sans faire de vagues. Le peuple sénégalais a choisi de confier l’exécutif à une personne – même si nous savons tous grâce à qui – et le législatif à une autre ou à un autre groupe. Certes, il y a un malentendu entre des personnes ou des courants politiques. Mais ni l’État du Sénégal, ni ses institutions, ni sa sécurité, ni sa stabilité ne sont menacés aujourd’hui »

Un discours apaisant malgré un divorce politique désormais acté. L’analyste Moussa Diaw estime qu’un affrontement direct est peu probable : « Politiquement, cela ne leur est pas favorable, surtout pour Sonko qui pourrait passer pour un bloqueur. Je pense qu’ils éviteront ce bras de fer et favoriseront une collaboration, tout en respectant les prérogatives de chacun. »

Il relève néanmoins plusieurs sujets de tension, comme les relations avec le FMI au sujet de la dette ou les avancées judiciaires concernant les morts lors des manifestations politiques. En interne, le sort des ministres dissidents et le statut de Bassirou Diomaye Faye, toujours président d’honneur du parti, devra être tranché par le bureau politique. Ousmane Sonko a également prévenu qu’il n’y aura pas de report des élections locales de janvier 2027, ce qui constitue la prochaine épreuve de force pour le Pastef. Aucun décret fixant la date n’a encore été pris.