L’ailier de la formation londonienne a affiché un large sourire à l’issue du match qui a opposé l’équipe d’Angleterre à celle de France, s’achevant sur un score de 6-4 en faveur des Three Lions. Bukayo Saka, joueur phare d’Arsenal, a souligné l’importance historique de cette victoire, bien que le titre mondial leur ait échappé.
Les Anglais n’ont pas réussi à atteindre la finale de la Coupe du monde, une première depuis six décennies. Leur dernière apparition en finale remonte à 1966, où ils avaient soulevé le trophée face à l’Allemagne de l’Ouest. Pourtant, cette rencontre contre la France a marqué un tournant : l’Angleterre a remporté pour la première fois une petite finale, après deux précédents échecs en 1990 et en 2018.
« C’était un match complètement fou », a confié Saka lors de son intervention télévisée. Il a ajouté : « Nous étions tous deux déçus de ne pas jouer la finale, mais nous avons réussi à offrir au pays un résultat historique en Coupe du monde depuis 60 ans. C’est une grande fierté pour nous. » Le jeune joueur a également détaillé le déroulement du match : « La première mi-temps nous a été très favorable. Nous avons dominé le début de partie, eux ont repris l’avantage en seconde période, mais nous avons su marquer ces deux derniers buts pour l’emporter. »
Un triplé décisif et une décision collective
Bukayo Saka a marqué son troisième but de la compétition, un exploit qui a scellé la victoire anglaise. Il a évoqué la séquence du penalty, transformé à la place de Jude Bellingham, habituellement chargé des tirs au but : « Jude n’a jamais voulu tirer ce penalty, a-t-il expliqué. Il m’a directement encouragé à aller chercher le triplé. Il a gardé le ballon un moment, mais je n’ai jamais perdu ma concentration. Je savais que c’était à moi de le tirer. »
Saka a également abordé sa situation personnelle, marquée par un début de compétition en demi-teinte. Titulaire à seulement cinq reprises sur les sept premiers matchs, il avait même été relegated sur le banc lors de la demi-finale perdue face à l’Argentine (1-2). « J’aurais aimé jouer plus, bien sûr, a-t-il reconnu. Mais ce n’est pas le moment de s’attarder là-dessus. J’ai su me montrer décisif sur le terrain, et c’est l’essentiel. Nous tournons la page. »
Un avenir prometteur malgré la déception
À 25 ans, Saka sait que son parcours sportif est loin d’être terminé. La Ligue des nations reprendra ses droits dans deux mois, avec un calendrier exigeant dès le premier match : un affrontement face à l’Espagne prévu le 26 du mois prochain. Une occasion de rebondir après cette Coupe du monde qui, malgré l’échec en finale, restera gravée dans l’histoire du football anglais.