25 juillet 2026
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Réorganisation complète de la Primature sous Al Aminou Lô après le départ de Ousmane Sonko

Réorganisation complète de la Primature sous Al Aminou Lô après le départ de Ousmane Sonko

La Primature a subi une refonte majeure de son organisation administrative depuis que Al Aminou Lô a pris la succession de Ousmane Sonko, avec une redistribution des compétences et un renforcement du cabinet selon les textes officiels.

Le 22 mai 2026, Ousmane Sonko a quitté ses fonctions de Premier ministre, entraînant une transformation profonde de l’architecture administrative de la Primature. Cette restructuration s’inscrit dans le cadre du décret n° 2025-1431 relatif à la répartition des services de l’État et au contrôle des établissements publics.

Dès novembre 2025, sous le mandat de Sonko, plusieurs mesures avaient déjà été mises en place pour moderniser l’administration. Le décret n° 2025-1929 du 27 novembre 2025 avait notamment élargi les prérogatives du cabinet du Premier ministre avec la création de nouvelles entités : la Cellule d’orientation et de suivi des réformes, l’Inspection des services, le Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation et de recyclage d’actifs (institué par le décret n° 2025-1605 du 2 octobre 2025), ainsi que la Commission des achats. Le Secrétariat général du Gouvernement avait également été renforcé par la création d’une Cellule de préparation du Conseil des ministres et d’une Commission nationale d’accès à l’information.

Avec l’arrivée d’Al Aminou Lô, cette dynamique s’est poursuivie. Son cabinet a été consolidé par le rattachement du Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, anciennement sous la tutelle du ministère du Pétrole et des Mines. Dans le même temps, le Secrétariat général du Gouvernement a perdu plusieurs de ses structures, transférées vers d’autres ministères. Ainsi, la Direction générale du service civique national et du volontariat a été placée sous l’autorité du ministère de la Jeunesse et des Sports, tandis que le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv), dirigé jusqu’alors par le journaliste Mame Gor Ngom, a été rattaché au ministère de la Communication et des Relations avec les institutions. L’Observatoire national des lieux de privation de liberté a quant à lui été placé sous la supervision du ministère de la Justice.

Une nouvelle organisation de la communication gouvernementale

Un autre changement notable concerne la communication gouvernementale. Le poste de secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du Gouvernement, a été supprimé. Ces responsabilités ont été transférées à un ministre en charge de la Communication et des Relations avec les institutions, qui assure désormais le rôle de porte-parole officiel du Gouvernement. Cette réforme reflète une volonté d’adapter l’organisation de l’exécutif aux nouvelles priorités de l’administration.