9 juin 2026
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Le député national Léonard She Okitundu, ancien vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, ainsi que son parti, le Parti social-démocrate vert (PSDV), ont réagi à deux déclarations récentes concernant la présence militaire rwandaise en République démocratique du Congo.

Les prises de position du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot sur le retrait des troupes rwandaises des zones occupées dans l’est de la RDC ont en effet retenu leur attention.

Dans une déclaration émise le 7 juin 2026, She Okitundu et le PSDV estiment que ces interventions des partenaires internationaux marquent une avancée notable dans la quête d’une solution durable à la crise sécuritaire qui secoue l’est du pays. Selon eux, l’intérêt accru de la communauté internationale pour les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu reflète une meilleure appréhension des défis sécuritaires et humanitaires que subissent les populations congolaises. Le parti et son leader considèrent que cette dynamique diplomatique peut accélérer les efforts de rétablissement de la paix dans une région meurtrie par les violences armées et les déplacements massifs de civils.

Cependant, si l’ancien chef de la diplomatie congolaise et sa formation politique saluent particulièrement les propos de Marco Rubio, qui aurait fixé un délai pour le retrait effectif des forces rwandaises du territoire congolais – y voyant un signal fort de l’engagement américain en faveur de la souveraineté de la RDC et de la stabilité régionale –, ils condamnent en revanche la position de Maxime Prévot. Ce dernier a évoqué la nécessité d’une simultanéité entre le retrait rwandais et la neutralisation des FDLR.

Pour She Okitundu et le PSDV, une telle approche risque de fournir un prétexte pour retarder l’exécution des obligations incombant au Rwanda. Ils rappellent que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un retrait immédiat et sans condition préalable des troupes rwandaises du sol congolais. À leurs yeux, cette résolution demeure le cadre juridique et diplomatique essentiel pour parvenir à une désescalade durable des tensions dans l’est de la RDC.

Face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones touchées par les combats, le PSDV et son leader appellent les acteurs nationaux et internationaux à maintenir la pression diplomatique afin de garantir le respect des engagements pris et de favoriser le retour de la paix. Ils réaffirment également leur attachement à la défense de l’intégrité territoriale de la RDC et plaident pour une solution fondée sur le droit international, la coopération régionale et le respect des résolutions des Nations unies.