1 juillet 2026
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Les accords conclus à Washington, Doha et Montreux avaient suscité de grands espoirs pour la paix en RDC. Pourtant, un rapport onusien récent les ramène à une réalité bien plus sobre, évoquant des « résultats limités ».

Les retraits annoncés de la Force de défense rwandaise et de l’AFC/M23 se sont en réalité résumés à de simples « repositionnements tactiques » de 15 à 20 kilomètres. Dans le même temps, des renforts rwandais, incluant des systèmes antiaériens, ont continué à affluer jusqu’en avril 2026. Aucun retrait significatif n’a été observé dans les semaines qui ont suivi.

La RDC n’est pas exempte de reproches dans cet échec. Le rapport souligne qu’elle n’a pas tenu son engagement de neutraliser les FDLR, ces derniers ayant continué à combattre aux côtés des FARDC.

Les experts relèvent également des divisions internes au sein de l’AFC/M23. Si Corneille Nangaa et Joseph Kabila ambitionnaient de prendre le pouvoir à Kinshasa, la majorité des chefs militaires du M23 se sont opposés à toute opération au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette fracture entre ambitions politiques et réalités du terrain fragilise la cohésion du mouvement.