Le président de la République, Félix Tshisekedi, a présenté au Conseil des ministres les conclusions de sa visite officielle en République arabe d’Égypte, effectuée du 10 au 11 juin 2026 sur invitation de son homologue Abdel Fattah Al-Sissi.
Lors de leurs entretiens, les deux chefs d’État ont évalué la coopération bilatérale, fondée sur une histoire commune de lutte pour la souveraineté, l’indépendance et la dignité des peuples africains, ainsi que pour l’affirmation du continent sur la scène internationale.
D’après le compte rendu de la 92e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 12 juin 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de renforcer les partenariats stratégiques de la République démocratique du Congo avec les pays africains, dans le cadre d’une coopération tournée vers le développement et les intérêts communs.
« Cette visite a permis la signature de plusieurs instruments de coopération dans les domaines des investissements, des consultations politiques et diplomatiques, du développement urbain et de la santé, traduisant la volonté commune des deux parties d’orienter davantage leur partenariat vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives. À l’issue de ses entretiens avec son homologue, le président Abdel Fattah El-Sissi, plusieurs orientations ont été arrêtées », mentionne le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement.
Ces instruments, selon le document présenté au Conseil, reflètent la détermination des deux parties à rendre leur partenariat plus concret. Parmi les principales décisions figure un renforcement significatif de la coopération militaire.
Pour mettre en œuvre cet engagement, Félix Tshisekedi a chargé le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour une exécution rapide.
« Dans le domaine de la défense, il a été convenu de renforcer substantiellement la coopération militaire par la mise en place d’un programme de formation de militaires congolais en Égypte. Le président de la République a instruit le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale, en coordination avec le chef d’état-major général des FARDC, de prendre les dispositions requises pour la mise en œuvre de ce programme et de lui soumettre un plan d’exécution détaillé », précise la communication présidentielle.
Cette nouvelle étape dans les relations militaires entre Kinshasa et Le Caire intervient alors que la RDC poursuit la modernisation de son armée et le renforcement de ses capacités opérationnelles face aux défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays, notamment l’agression attribuée au Rwanda via la rébellion de l’AFC/M23, qui contrôle de vastes zones dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.