16 juillet 2026
f07c6cc5-5de7-4a0e-990f-025f6cb17bc0

Une procédure judiciaire s’engage au Sénégal après les propos controversés attribués à Ousmane Sonko concernant l’introduction présumée d’« argent sale » dans la ville sainte de Touba. Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a saisi le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar afin d’obtenir une enquête approfondie.

Dans un courrier officiel enregistré le 15 juillet 2026, les plaignants, Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, dénoncent des déclarations qui, selon eux, portent atteinte à l’image et à l’honneur de Touba ainsi qu’à la dignité de ses habitants. Les signataires estiment que ces propos, tenus lors de l’inauguration du siège du parti PASTEF, remettent en cause les fondements spirituels et moraux de la cité religieuse.

Fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, Touba incarne des valeurs de foi, de probité et de justice, rappellent les plaignants. Ils craignent que les propos de Sonko ne jettent une ombre sur la réputation de la ville, reconnue pour son intégrité morale et spirituelle. Leur requête vise à éclaircir le sens, la portée et les preuves avancées derrière ces affirmations.

Une demande d’audition et d’enquête immédiate

Le Collectif exige que le procureur ordonne sans délai une enquête pour établir la véracité des propos tenus par Ousmane Sonko. Les plaignants sollicitent également son audition afin qu’il précise ses déclarations et fournisse les éléments justifiant ses accusations. Leur objectif est de déterminer si ces propos relèvent d’une volonté de diffamation ou s’ils reposent sur des faits avérés.

Les signataires insistent sur la nécessité de mener toutes les investigations nécessaires pour trancher entre la réalité des faits et leur caractère infondé. Ils soulignent que des infractions comme la diffamation ou la diffusion de fausses nouvelles pourraient être envisagées, bien que ces qualifications n’aient pas encore été retenues officiellement.

À ce stade, il s’agit d’une demande d’ouverture d’enquête, et les autorités judiciaires n’ont pas encore statué sur les éventuelles poursuites. Les plaignants assurent cependant disposer d’éléments à charge, notamment des enregistrements vidéo des déclarations, des retranscriptions et des documents de presse, qu’ils s’engagent à produire pour étayer leur plainte.

Des preuves à l’appui de la plainte

Les auteurs de la plainte affirment être en mesure de fournir des éléments concrets pour étayer leurs allégations. Parmi les pièces qu’ils annoncent, figurent des vidéos des déclarations de Sonko, des transcriptions détaillées, ainsi que des publications médiatiques. Ces documents pourraient jouer un rôle clé dans la détermination de la légitimité des accusations portées contre lui.