Le nouvel ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, a effectué sa première sortie publique jeudi 5 juin 2026, au lendemain de la remise de ses lettres de créance au roi. C’est à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Rabat, à l’occasion de la réunion de printemps du Forum de Paris sur la paix, qu’il a choisi de s’exprimer.
Devant un parterre de diplomates et de décideurs, Philippe Lalliot a plaidé avec force pour la défense du droit international, qu’il a présenté comme un « bouclier » indispensable aux plus vulnérables. « Ses principes fondateurs sont justes et doivent être défendus par principe », a‑t‑il déclaré, ajoutant que ce cadre juridique reste « la condition de la paix, de la stabilité et de la sécurité du plus grand nombre ».
Le diplomate a mis en avant ce qu’il appelle la « méthode franco‑marocaine », une approche de dialogue et de coopération qu’il souhaite voir inspirer d’autres partenariats. Selon lui, la France et le Maroc, par leur histoire partagée et leur vision commune des enjeux mondiaux, ont la responsabilité de montrer l’exemple. Cette méthode se concrétise déjà par des actions tangibles.
Philippe Lalliot a ainsi annoncé le lancement d’un vaste programme de près de 350 millions d’euros dédié à la gestion de l’eau au Maroc. Ce projet, présenté aux côtés du ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau ainsi que de représentants allemands, italiens et européens, vise à mieux connaître les ressources hydriques, notamment les nappes phréatiques, à gérer les inondations et à promouvoir la réutilisation des eaux usées. Un enjeu stratégique pour la souveraineté hydrique du royaume.
Alors que les discussions se poursuivent à Rabat sur la sécurité énergétique et alimentaire, thèmes centraux du prochain G7 d’Évian prévu du 15 au 17 juin, la France et le Maroc peaufinent un nouveau cadre de coopération bilatérale. Sa finalisation est annoncée comme imminente, renforçant encore le partenariat exceptionnel entre les deux pays.