29 juin 2026
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Le Gabon a officiellement décidé de ne pas prolonger l’accord de pêche qui le liait à l’Union européenne, arrivé à expiration le 28 juin 2026. Cette décision stratégique reflète la volonté des autorités de Libreville de reprendre le contrôle de leurs ressources halieutiques et d’en tirer des bénéfices économiques plus conséquents pour le pays.

Un bilan jugé insuffisant

Au cœur des critiques émises par le gouvernement gabonais figure le faible rendement financier de l’accord. Les revenus annuels, estimés à environ 2,6 millions d’euros (soit près de 1,7 milliard de FCFA), sont considérés comme très en deçà de la valeur réelle des captures effectuées dans les eaux territoriales gabonaises.

Priorité à la transformation locale et à la souveraineté

Désormais, Libreville entend miser sur la transformation locale du thon. L’objectif est de créer davantage d’emplois, d’attirer des investissements industriels et de générer une valeur ajoutée plus importante sur le territoire national. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté économique et de développement de l’économie bleue.

Si les discussions avec Bruxelles ne sont pas complètement rompues, le Gabon affiche clairement son ambition : obtenir un partenariat plus équilibré et plus profitable à son économie. Le pays entend désormais négocier de nouveaux termes, ou explorer d’autres voies, pour valoriser ses richesses marines au bénéfice de sa population.