
Une session parlementaire inédite pour l’Alliance des États du Sahel
La capitale nigérienne, Niamey, accueille depuis ce lundi une réunion d’une importance capitale pour l’avenir de l’Alliance des États du Sahel (AES). Quarante-cinq députés issus des assemblées nationales du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont entamé leur première session parlementaire commune au Centre des conférences Mahatma Gandhi. Cet événement marque une étape clé dans la concrétisation de cette alliance régionale née en juillet 2024.
Un appel à l’unité et à la coopération transcendant les frontières
La cérémonie d’ouverture, présidée par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso et président de cette session inaugurale, a été marquée par un discours fort d’Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè et président en exercice de l’AES. Ce dernier a exhorté les parlementaires à faire primer les intérêts supérieurs de la Confédération sur les rivalités partisanes ou nationales, soulignant l’importance de cette coopération inédite.
Une représentation équilibrée et des invités de marque
Le Parlement confédéral de l’AES se compose de 15 députés par pays membre, soit un total de 45 représentants. La séance s’est tenue en présence du Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, agissant au nom du président du Niger, ainsi que des plus hautes autorités des institutions parlementaires des trois nations fondatrices. Des délégations parlementaires du Tchad et du Togo ont également fait le déplacement en tant qu’invitées, renforçant ainsi l’aspect régionale de cette première session.
Des objectifs ambitieux pour une alliance en construction
Cette session, qui se déroule du 24 au 29 août à Niamey, a pour ambition de poser les fondations d’une collaboration parlementaire renforcée entre les trois pays membres. Créée en juillet 2024, l’AES s’est fixée comme priorités le renforcement de la coopération dans les domaines de la défense, de la sécurité et du développement économique. Cette initiative intervient après l’annonce, en janvier 2024, du retrait des trois nations de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), marquant ainsi une volonté d’autonomie et de souveraineté accrue.






