13 juin 2026
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Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur l’état des infrastructures au Mali. Lors d’un conseil interministériel dédié aux chantiers inachevés, il a révélé l’existence de 245 projets d’infrastructures bloqués, représentant un investissement global de 279 milliards de francs CFA. Ces actifs dormants, selon lui, illustrent des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des ressources publiques.

des projets abandonnés ou sous-exploités

Parmi ces 245 projets, certains sont totalement achevés mais jamais mis en service, tandis que d’autres restent à l’arrêt en raison de retards accumulés. Ousmane Sonko a souligné que ces blocages entraînent des pertes financières colossales pour l’État malien. « Construire des infrastructures sans prévoir leur exploitation est une erreur qui coûte cher à notre pays », a-t-il déclaré.

Le diagnostic technique mené par les ministères a permis d’identifier les causes principales de ces dysfonctionnements :

  • Manque de ressources financières : la cause dominante des retards et des abandons de projets.
  • Problèmes techniques : certains chantiers sont stoppés en raison de lacunes dans la planification ou l’exécution.
  • Négligence administrative : la roublardise, le laxisme et l’absence de suivi rigoureux aggravent la situation.

des mesures fortes annoncées par sonko

Face à cette situation, Ousmane Sonko a pris deux décisions majeures :

  • La création d’un comité spécialisé au niveau de la Primature pour finaliser l’inventaire des projets bloqués et proposer des solutions durables.
  • Une demande formelle pour compléter et affiner cet inventaire, car il reste, selon lui, incomplet et non exhaustif.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’anticiper les problèmes techniques liés aux raccordements (réseaux hydrauliques, électriques, etc.) avant même le lancement des chantiers. « Il est inconcevable de construire sans penser à l’exploitation future », a-t-il martelé.

tolérance zéro contre les retards et défaillances

Ousmane Sonko a dénoncé les pratiques qui favorisent les retards et les défaillances : négligence, laxisme et manque de rigueur. Pour y remédier, il a appelé à une « tolérance zéro » face à ces comportements, tout en insistant sur l’urgence de restaurer l’efficacité dans la gestion des infrastructures publiques.

Ces révélations interviennent après l’analyse des résultats d’un diagnostic national commandé par le gouvernement, confirmant les faiblesses structurelles dans la réalisation et la gestion des grands projets au Mali.