Ousmane Sonko à Mbacké : pastef en marche vers l’autonomie et l’alternance
Lors des « 48 heures du Pastef » dans la région de Diourbel, Ousmane Sonko a exposé avec force sa vision d’un parti indépendant des subventions étatiques. Le leader du mouvement a profité de ses interventions à Touba et Sadio pour rappeler les fondements de son engagement politique et ses attentes vis-à-vis des responsables actuels.
Un financement militant pour une indépendance totale
À Touba, devant une foule de militants rassemblés, Ousmane Sonko a détaillé la stratégie financière du Pastef. Il a souligné l’absence totale de dépendance aux fonds publics pour le fonctionnement du parti, une approche qu’il qualifie d’essentielle en conformité avec ses principes.
« Notre parti ne vit pas des deniers de l’État. Ce serait contraire à nos valeurs », a-t-il affirmé, tout en saluant le succès retentissant de la campagne de vente des cartes d’adhésion. Avec un sourire malicieux, il a partagé un détail marquant : « Dès avant 16 heures, les 13 000 cartes initialement disponibles étaient épuisées. Une nouvelle commande a dû être passée à Dakar pour répondre à la demande. »
S’adressant à ses partisans, il a appelé à la discipline et à la sérénité face aux provocations extérieures. « Ne vous laissez pas entraîner dans des conflits inutiles. Si la paix règne au Sénégal, le Pastef remportera chaque scrutin. Aucune élection ne lui échappera », a-t-il martelé.
Les fondements de l’alternance de 2024 revisités
À Sadio, le ton est devenu plus analytique. Ousmane Sonko a retracé les étapes clés de l’alternance politique de mars 2024, insistant sur sa contribution décisive à la désignation de Bassirou Diomaye Faye comme candidat après l’exclusion de sa propre candidature. Pour lui, cette victoire repose sur une légitimité historique et politique incontestable.
Il a également pointé des écarts entre les promesses initiales et les actions actuelles de l’exécutif, évoquant un possible éloignement des engagements pris. Une nuance subtile qui oppose la ligne du parti à la gestion du pouvoir en place.
2026 et 2029 : des rendez-vous décisifs pour le projet pastef
Pour Ousmane Sonko, le chantier politique est loin d’être achevé. Estimant avoir mené à bien 80 % du combat, il se positionne désormais comme le garant des idéaux fondateurs de son mouvement.
Les prochaines échéances électorales, en 2026 puis en 2029, sont présentées comme des étapes incontournables pour concrétiser le projet originel. Un message clair adressé à la base militante, réaffirmant son rôle central dans l’avenir politique du pays.