7 septembre 2026
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Ouattara trace la voie d’une Côte d’Ivoire ambitieuse et inclusive

Ouattara trace la voie d’une Côte d’Ivoire ambitieuse et inclusive

Abidjan, le 7 août 2026 — À l’occasion des 66 ans de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara a présenté une vision ambitieuse pour l’avenir du pays. Son discours ne se limite pas à des promesses économiques ou sécuritaires. Il met en avant deux priorités : accélérer la transformation nationale tout en consolidant l’État de droit.

L’objectif ? Transformer la croissance économique en progrès concret pour tous les Ivoiriens. Derrière le projet de la « Grande Côte d’Ivoire » se cache une ambition plus large : faire de la puissance économique et de la stabilité politique des leviers au service du bien-être collectif.

La « Grande Côte d’Ivoire » : une vision qui dépasse les clivages

Le chef de l’État a appelé l’ensemble des acteurs — institutions, entreprises, partis politiques, société civile, autorités traditionnelles, communautés religieuses et diaspora — à s’unir autour de cette ambition. Le choix des mots n’est pas anodin : il ne s’agit pas seulement d’une politique gouvernementale, mais d’un projet national fédérateur.

Cette vision intervient dans un contexte économique porteur. La Côte d’Ivoire investit massivement dans les infrastructures, les transports, l’énergie et les capacités portuaires. Le nouveau Plan national de développement 2026-2030 doit servir de cadre à cette nouvelle étape, avec pour objectif de propulser le pays vers un niveau supérieur de développement.

Mais au-delà des buildings d’Abidjan ou des axes routiers, la réussite de cette stratégie se mesurera à sa capacité à réduire les inégalités territoriales, à offrir davantage d’opportunités à la jeunesse et à convertir la croissance en amélioration durable des conditions de vie. La « Grande Côte d’Ivoire » ne sera une réalité que si elle est aussi sociale.

Développer sans sacrifier la justice

C’est sur ce point précis que le second volet du message présidentiel prend tout son sens. Alassane Ouattara a réaffirmé la poursuite des opérations de sécurisation des zones à risque, notamment face aux menaces d’inondations et de catastrophes naturelles liées aux intempéries. Cependant, il a posé une limite claire : l’action administrative ne peut s’affranchir du cadre légal.

Les interventions contestées, comme celles dénoncées à Koumassi, font l’objet d’enquêtes. Le président a insisté sur la nécessité d’établir les responsabilités et d’appliquer les sanctions prévues par la loi. Cette distinction est cruciale : moderniser les villes et prévenir les catastrophes peut se justifier, mais pas au prix d’un État de droit affaibli où certains citoyens seraient déplacés sans garanties.

Le message est sans ambiguïté : l’État peut être ferme, mais il ne peut être arbitraire. Il peut aménager, construire et sécuriser, à condition de respecter les règles qu’il a lui-même établies.

Le défi de la cohérence

La Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui face à un défi plus complexe que la simple croissance économique. Elle doit prouver qu’une puissance régionale peut simultanément renforcer ses infrastructures, préserver sa stabilité, protéger ses citoyens et maintenir la confiance dans ses institutions.

C’est là que réside toute la portée du discours d’Alassane Ouattara. L’appel à l’union nationale ne prendra tout son sens que si chaque composante de la société se reconnaît dans ce projet. De même, l’État de droit ne peut se réduire à une formule vide si les décisions prises en son nom échappent elles-mêmes à la loi.

Le président ivoirien offre une feuille de route claire, mais exigeante : construire plus vite, sécuriser davantage, moderniser le pays, sans jamais perdre de vue ceux pour qui cette transformation est engagée. La « Grande Côte d’Ivoire » ne sera pas seulement celle des grands chantiers et des performances économiques. Elle sera jugée sur sa capacité à concilier puissance publique, justice et inclusion.

C’est cette cohérence, bien plus que les discours, qui déterminera si la Côte d’Ivoire franchit véritablement une nouvelle étape.