9 juin 2026
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Nigeria : plus de 400 ex-otages de Boko Haram remis aux autorités locales

Des femmes et des enfants, libérés après avoir été enlevés par le groupe jihadiste Boko Haram, sont remis aux autorités locales de Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

L’armée nigériane a transféré lundi aux autorités plus de 400 femmes et enfants, libérés après avoir été enlevés plus tôt cette année par le groupe jihadiste Boko Haram dans l’État de Borno (nord-est).

Depuis 2009, l’insurrection jihadiste menée par Boko Haram puis par son rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a causé des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés dans le nord-est du pays le plus peuplé d’Afrique.

Les enlèvements de masse, avec des libérations contre rançon, sont régulièrement pratiqués par les islamistes.

L’armée avait annoncé dimanche qu’environ 360 personnes avaient été libérées durant le week-end, non pas par Boko Haram, mais lors d’une « opération » des forces armées menée « grâce au renseignement ».

Des femmes et des enfants, libérés après avoir été enlevés par le groupe jihadiste Boko Haram, sont remis aux autorités locales de Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

Environ 82 autres ont été libérées « il y a deux à trois semaines », a précisé lundi le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, ce qui porte selon lui à « environ 434 » le nombre total d’anciens captifs secourus.

Les victimes avaient été enlevées dans le village de Ngoshe, situé à moins de 10 kilomètres de la frontière camerounaise, dans les collines de Gwoza, un bastion de Boko Haram. Cette localité avait déjà subi des attaques répétées des combattants islamistes.

Des femmes et des enfants, libérés après avoir été enlevés par le groupe jihadiste Boko Haram, sont remis aux autorités locales de Pulka, le 8 juin 2026 à Gwoza, au Nigeria.

« Nous remercions Allah le tout-puissant pour ce sauvetage », a déclaré l’une des femmes libérées, Hassana Buba, 43 ans, dans le camp de déplacés de Pulka où les anciens captifs ont été remis aux autorités locales. « Nous sommes très reconnaissantes et nous fêtons aussi cela », a-t-elle ajouté.

Les autorités démentent verser des rançons, même si des analystes affirment que c’est une pratique courante, à la fois de la part du gouvernement et des familles des victimes.

Quelque 1,66 million de dollars ont ainsi été versés en rançons de juillet 2024 à juin 2025 à divers groupes armés du Nigeria, les jihadistes mais aussi les « bandits » et les séparatistes, selon un rapport de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.