29 juillet 2026
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Niamey, capitale du Niger, s’impose comme le cœur battant d’une réforme ambitieuse de l’administration publique. Lors de la première session ordinaire de l’année 2026, le Conseil consultatif de la Refondation (CCR) a mis en lumière les avancées majeures dans la gestion des ressources humaines de l’État. Sous la présidence du Dr Mamoudou Harouna Djingarey, les débats ont été marqués par les interventions de la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, qui a détaillé les progrès enregistrés dans ce vaste chantier.

Une administration publique en pleine mutation

Les échanges ont permis d’éclairer les orientations stratégiques visant à restructurer le système de gestion des agents de l’État. Parmi les priorités figurent l’harmonisation des pratiques, l’optimisation des processus administratifs, ainsi que la modernisation des outils dédiés au travail et à l’emploi. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté affichée de bâtir une administration plus réactive, transparente et alignée sur les attentes des citoyens.

La ministre a souligné l’importance d’une gouvernance renforcée des ressources humaines, essentielle pour garantir une meilleure équité et une performance accrue des services publics.

Le numérique, pilier de la transformation administrative

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi

Le Système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie (SIGRHEP) en action

La digitalisation de l’administration occupe une place centrale dans cette réforme. Le SIGRHEP, outil phare du ministère, a d’ores et déjà permis de franchir une étape décisive. Plus de 16 500 dossiers d’agents publics ont été numérisés, tandis que près de 23 000 autres ont été mis à jour avec succès. Plusieurs applications métiers ont parallèlement été développées pour soutenir les agents dans leurs missions quotidiennes.

À terme, ce système ambitionne de centraliser la gestion des ressources humaines et de la paie pour près de 200 000 fonctionnaires. Il s’appuiera sur un réseau de 150 gestionnaires répartis à travers tout le pays, assurant ainsi une couverture optimale des services administratifs.

Des réformes statutaires et des outils innovants

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi

Le ministère a également mené à bien plusieurs réformes structurelles. L’adoption de nouveaux textes encadrant le statut général de la fonction publique a marqué une avancée significative. Parallèlement, des outils d’évaluation de la performance individuelle ont été introduits pour mesurer l’efficacité des agents. Une stratégie de redéploiement des fonctionnaires a également été mise en œuvre, notamment dans les zones ayant subi des crises.

Les concours professionnels, les recrutements directs et le suivi administratif des carrières ont été organisés de manière méthodique, renforçant ainsi la qualité du service public.

Les défis de la modernisation administrative au cœur des débats

Ministère de la Fonction Publique du Travail et de l'Emploi

Les échanges entre les membres du CCR et les représentants gouvernementaux ont permis d’aborder les enjeux de la modernisation administrative. Les discussions ont notamment porté sur l’optimisation des ressources humaines, l’amélioration des politiques de l’emploi et la nécessité de renforcer l’efficacité de l’État.

À l’issue de cette session, une motion de félicitations a été adoptée en hommage aux équipes ministérielles pour leur engagement dans la conduite des réformes.

Ces initiatives démontrent la détermination des autorités nigériennes à faire de la modernisation administrative un levier stratégique. L’objectif ? Offrir un service public de qualité, renforcer l’efficacité de l’État et réaliser les ambitions portées par le projet de Refondation.