15 juillet 2026
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Lors de la célébration de la fête nationale française, Me Moussa Sarr a souligné l’importance des liens unissant Dakar et Paris. Selon lui, cette relation, à la fois historique, dense et multiforme, repose sur des fondements humains, culturels, économiques, scientifiques et universitaires. Pourtant, elle connaît aujourd’hui une phase charnière, marquée par un dialogue exigeant et constructif visant à aligner ce partenariat sur les aspirations des populations et les défis du contexte régional et mondial.

Plusieurs principes guident cette nouvelle dynamique : le respect mutuel, la confiance réciproque, l’égalité des partenaires et la recherche d’intérêts communs. Ces valeurs doivent encadrer les échanges entre les deux nations pour en faire un levier de développement durable.

Parmi les secteurs prioritaires identifiés, Me Moussa Sarr a mis en avant l’éducation, la formation professionnelle, la santé, les infrastructures, les transports, l’agriculture, l’énergie, l’assainissement et l’innovation. Il a particulièrement salué les avancées dans l’enseignement supérieur et la formation des jeunes, ainsi que les initiatives de coopération décentralisée. La France reste, par ailleurs, la destination privilégiée des étudiants sénégalais à l’étranger. Le Sénégal a également exprimé sa gratitude pour l’appui français dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026, notamment en matière de protocole, de sécurité et de secours.

Le ministre a également abordé la question mémorielle, un sujet sensible entre les deux pays. Il a évoqué des dialogues constructifs sur l’accès aux archives et la déclassification de documents, ainsi que des programmes de formation croisés pour les archivistes et experts du patrimoine. Par ailleurs, des experts français interviendront pour soutenir des fouilles sur des sites historiques, sans préciser lesquels.

Sur la scène internationale, Me Moussa Sarr a insisté sur des enjeux majeurs comme la sécurité, le changement climatique, la transition énergétique, la souveraineté alimentaire, la gouvernance mondiale et la stabilité régionale. Il a plaidé pour un multilatéralisme rénové et des partenariats équilibrés, saluant la qualité des échanges entre les autorités des deux pays. Des rencontres bilatérales, dont des séminaires intergouvernementaux, sont prévues pour définir les priorités d’un avenir commun.