27 juillet 2026
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Maroc et Nigeria : un partenariat stratégique pour un gazoduc ambitieux en Afrique

Le Royaume du Maroc accélère ses efforts pour concrétiser le projet phare du Gazoduc africain atlantique (GAA), en collaboration étroite avec le Nigeria. Dans cette optique, Rabat mise sur le soutien financier de deux institutions majeures : l’Export-Import Bank des États-Unis (US Exim Bank) et la Banque mondiale. Objectif affiché : mobiliser une enveloppe colossale de 26 milliards de dollars pour donner vie à cette infrastructure énergétique d’envergure continentale.

Selon les déclarations de Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc aux États-Unis, cette démarche s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités énergétiques africaines. Le GAA, qui s’étendra sur plusieurs milliers de kilomètres, vise à relier le Nigeria à l’Europe via le Maroc, en traversant une dizaine de pays africains. Ce projet s’ajoute aux ambitions du pays en matière de transition énergétique et de diversification des sources d’approvisionnement.

Les discussions en cours avec les deux institutions financières internationales devraient permettre de finaliser les modalités de financement dans les mois à venir. Si ce projet se concrétise, il pourrait devenir l’un des plus grands investissements énergétiques du continent, avec des retombées économiques significatives pour les pays traversés.

Un projet aux multiples enjeux pour l’Afrique

Au-delà de son aspect économique, le Gazoduc africain atlantique représente une avancée majeure pour la souveraineté énergétique des nations africaines. En réduisant leur dépendance aux importations de gaz, les pays participants pourraient renforcer leur stabilité économique et leur résilience face aux fluctuations des marchés internationaux.

Pour le Maroc, ce projet s’aligne sur sa stratégie de positionnement comme hub énergétique régional. Le pays, qui mise déjà sur les énergies renouvelables, voit dans ce gazoduc une opportunité de consolider son rôle de plateforme de transit vers l’Europe. Quant au Nigeria, premier producteur de gaz en Afrique, il bénéficierait d’un nouveau débouché commercial pour ses ressources naturelles.

Un financement clé pour la réalisation du projet

La réussite de ce projet dépendra en grande partie de la capacité à mobiliser les fonds nécessaires. Les 26 milliards de dollars envisagés devront couvrir non seulement les coûts de construction, mais aussi les dépenses liées à la maintenance et à la sécurisation de l’infrastructure sur un territoire étendu.

Les négociations avec l’US Exim Bank et la Banque mondiale pourraient donc jouer un rôle déterminant. Ces deux acteurs financiers disposent d’une expertise reconnue dans le financement de grands projets d’infrastructures, ce qui en fait des partenaires de choix pour ce type d’initiative.

Si le calendrier reste à préciser, les autorités marocaines et nigérianes affichent une détermination sans faille pour mener à bien ce projet. Les prochaines étapes consisteront à finaliser les accords de financement et à lancer les appels d’offres pour les travaux de construction.