9 juin 2026
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Mabouba Diagne porte plainte pour diffamation : une affaire qui interroge la presse sénégalaise

Le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a engagé une procédure judiciaire contre plusieurs médias accusés d’avoir propagé des informations fallacieuses le concernant. Selon ses déclarations, ces publications, basées sur un rapport de la Cour des comptes, l’auraient injustement associé à des irrégularités financières dans la gestion des subventions agricoles. Cette initiative soulève des débats sur l’équilibre entre liberté de la presse et responsabilité journalistique au Sénégal.

Portrait officiel de Mabouba Diagne, ministre sénégalais

Une plainte enregistrée pour des publications jugées diffamatoires

Le 15 mai 2026, plusieurs organes de presse ont diffusé des articles mentionnant des anomalies dans la gestion des équipements agricoles subventionnés, en s’appuyant sur un rapport provisoire de la Cour des comptes daté de 2025. Mabouba Diagne dénonce des accusations infondées et une manipulation médiatique ayant porté atteinte à sa réputation. La plainte, déposée par son avocat Me Khadim Kébé, a été enregistrée sous le numéro 8815 au parquet du tribunal de Dakar.

Le ministre précise que les conventions liées à ce programme ont été signées avant son entrée en fonction, excluant toute implication personnelle dans les irrégularités évoquées. Il souligne également que le rapport provisoire ne le désigne pas comme responsable direct des dysfonctionnements signalés.

Les arguments du ministre contre les allégations portées à son encontre

Dans sa défense, Mabouba Diagne rappelle que les preuves nécessaires à une condamnation pour diffamation font défaut. Il insiste sur le fait que les médias incriminés ont sciemment entretenu une confusion en associant son image à des malversations non étayées. Son action judiciaire s’appuie sur les articles 255 et 258 du Code pénal sénégalais, sanctionnant respectivement la diffamation et la diffusion de fausses informations.

En engageant ces poursuites, le ministre cherche à rétablir sa crédibilité et à faire cesser la désinformation dont il serait victime. Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre les pouvoirs publics et les acteurs médiatiques dans un contexte où la transparence et l’intégrité sont plus que jamais au cœur des débats.