9 juin 2026
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L’inspection générale des finances (IGF) a lancé le jeudi 4 juin la deuxième vague de ses missions de contrôle pour l’exercice 2026, avec un accent particulier sur le secteur minier. Pas moins de 118 inspecteurs ont été déployés dans près de 200 entités, tant publiques que privées, à travers le pays pour auditer les recettes générées par l’exploitation minière.

Si ces opérations couvrent également l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires, l’encadrement des recettes et le contrôle du patrimoine public, l’audit des revenus miniers constitue le principal axe de cette campagne. L’objectif est d’évaluer les mécanismes de perception des recettes minières, d’identifier les faiblesses et de proposer des améliorations pour le Trésor public.

Initiée par l’inspecteur général des finances et chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, cette opération découle des résolutions de la 87e réunion du conseil des ministres. Elle s’inscrit dans la volonté gouvernementale de renforcer la transparence et l’efficacité dans la mobilisation des recettes publiques.

Le secteur minier, pilier de l’économie congolaise, génère une part importante des recettes de l’État. Les autorités veulent avoir une meilleure visibilité sur l’ensemble de la chaîne de production, de déclaration, de collecte et de traçabilité des revenus issus de l’exploitation des ressources minières.

Emmanuel Tshibingu, inspecteur général des finances et chef de service adjoint, a précisé : « Il y a eu une première vague pour cet exercice 2026 et nous lançons aujourd’hui la deuxième. Nous avons des missions à la demande du gouvernement, notamment sur les revenus du secteur minier. Il y a également des missions de surveillance des recettes douanières et fiscales pour lesquelles des inspecteurs seront postés dans certains points stratégiques afin de booster les recettes. »

Avant le déploiement, Christophe Bitasimwa Bahii a rappelé aux inspecteurs l’importance stratégique de leur mission et les exigences éthiques : « Nous sommes des hauts fonctionnaires de l’État. Nous ne pouvons rien faire qui soit contraire aux intérêts de notre État. Vous devez faire votre travail sans craindre quoi que ce soit, sans prêter oreille aux influences ou aux intimidations. Faites votre travail objectivement et de façon indépendante. L’impartialité et l’équité doivent caractériser vos observations et vos conclusions. »

Le chef de service de l’IGF a également insisté sur la qualité des investigations, la pertinence des analyses et le soin à apporter à la rédaction des rapports, qui constituent des instruments d’aide à la décision pour les autorités.

À travers cette nouvelle offensive de contrôle, l’IGF confirme son rôle de vigie des finances publiques et son engagement à accompagner le gouvernement dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier essentiel du développement économique de la République démocratique du Congo.