7 juillet 2026
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La persistance du conflit entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, notamment l’immobilisme du processus de paix, suscite des interrogations quant à l’avenir de la région. Un expert a récemment partagé son analyse des risques si l’implication internationale, notamment celle de Washington, venait à s’essouffler.

Joshua Z. Walker, Associate Fellow au programme Afrique de Chatham House et Senior Fellow au Center on International Cooperation de l’université de New York (NYU), a tempéré toute velléité prophétique. Il a néanmoins esquissé deux scénarios principaux. Le premier verrait un retour à la situation prévalant avant l’intervention américaine significative de 2025, marquant un recul des efforts diplomatiques. Le second, et le plus préoccupant à ses yeux, consisterait en la prolongation de l’impasse actuelle.

L’inquiétude principale de l’analyste réside dans le fait que chaque jour qui passe sans un retrait du M23 renforce son ancrage dans les territoires occupés de l’est du Congo. Il a souligné que le temps lui-même devient un facteur aggravant. « C’est ça la crainte, en fait : c’est qu’on arrive à une situation où, rien que par le passage du temps, on finisse par aboutir à une situation où, de fait, on continue avec une partie de la RDC qui n’est pas du tout sous contrôle du gouvernement », a-t-il expliqué.

Les rebelles du M23 dans la ville de Bukavu