7 septembre 2026
44e12eca-adc8-4553-b89e-759d450ace3c

Une avancée majeure vient d’être enregistrée au niveau de l’Assemblée nationale sénégalaise. Ce vendredi 21 août 2026, les députés ont officiellement lancé les activités du Comité d’Évaluation des Politiques Publiques (CEPP), un organe inédit chargé d’analyser et de superviser l’efficacité des mesures gouvernementales. Cette initiative, prévue depuis la révision constitutionnelle de 2016, marque un tournant dans le contrôle parlementaire et la transparence de l’action publique.

CEPP : Ousmane Sonko hérite d’un nouveau poste de prestige

Le CEPP a pour mission principale de structurer, piloter et suivre les évaluations parlementaires des politiques publiques. Son objectif ? Renforcer le contrôle sur l’exécutif et garantir une meilleure efficacité des programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de modernisation des institutions et de renforcement de la démocratie sénégalaise.

Une composition équilibrée pour un mandat ambitieux

La première réunion du CEPP a permis de finaliser sa composition et d’élire son Bureau. Cet organe rassemble le président de l’Assemblée nationale, les présidents des groupes parlementaires, un représentant des députés non-inscrits, ainsi que les présidents des 14 commissions permanentes. À cela s’ajoutent neuf députés et leurs suppléants, désignés en fonction de la représentativité des groupes politiques au sein de l’hémicycle.

C’est lors de cette séance inaugurale qu’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a été élu à la tête du CEPP. Il sera accompagné par Mohamed Sall en tant que premier vice-président et Djimo Souaré comme deuxième vice-président. Béatrice Germaine Faye occupera le poste de première secrétaire, tandis qu’Adama Diallo sera nommé deuxième secrétaire. Cette équipe dirigeante reflète la diversité des forces politiques présentes au sein de l’institution.

Un outil stratégique pour le contrôle parlementaire

Avec la mise en place du CEPP, le Parlement sénégalais franchit une étape décisive dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles. Cet organe permettra d’analyser de manière rigoureuse les politiques publiques, d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, et de proposer des améliorations concrètes. Il s’agit d’un levier essentiel pour garantir une gouvernance plus transparente et responsable.

En dotant le CEPP de ces nouvelles prérogatives, les députés confirment leur engagement en faveur d’une démocratie plus participative et d’une gestion publique plus rigoureuse. Cette initiative pourrait bien devenir un modèle pour d’autres institutions parlementaires en Afrique.