7 juillet 2026
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La République démocratique du Congo (RDC) traverse une période critique alors que l’épidémie de maladie à virus Ebola continue de faire des ravages. Le bilan des victimes a désormais dépassé la barre des 500 décès, marquant une escalade inquiétante de la crise sanitaire dans le pays.

Les données les plus récentes, émanant des services de santé congolais, font état de 1 561 cas confirmés de la maladie. Parmi ces cas, 506 personnes ont succombé au virus, tandis que 253 individus ont réussi à vaincre la maladie et ont été déclarés guéris. Actuellement, 628 patients confirmés reçoivent des soins en isolement ou sont hospitalisés, soulignant la pression constante sur les infrastructures médicales.

Déclarée le 15 mai, cette flambée épidémique s’est rapidement propagée. Elle affecte désormais 36 zones de santé distinctes, disséminées à travers les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La persistance de la transmission communautaire du virus constitue un défi majeur pour les équipes d’intervention sur le terrain.

La province de l’Ituri se distingue par l’ampleur de l’impact, concentrant une part écrasante des cas et des décès. Plus de 91 % des cas confirmés et près de 84 % des décès enregistrés depuis le début de cette crise sanitaire y sont recensés, selon les rapports des autorités congolaises.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) suit de près la situation, observant que la souche Bundibugyo du virus Ebola continue de manifester une évolution rapide et une propagation soutenue. Au 1er juillet, les efforts de traçage des contacts étaient intenses, avec au moins 10 821 personnes ayant été en contact avec des cas confirmés faisant l’objet d’un suivi sanitaire rigoureux en Ituri et au Nord-Kivu, dans l’espoir de freiner la progression de la maladie.