18 juin 2026
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Le militant panafricaniste Kemi Seba demeure incarcéré à Pretoria

L’activiste franco-béninois Kemi Seba, arrêté mi-avril 2026 en Afrique du Sud, n’obtiendra pas sa liberté provisoire. La haute cour de Pretoria a refusé sa demande de mise en liberté sous caution, estimant que les charges retenues contre lui justifient son maintien en détention.

Une interpellation lors d’une tentative de fuite

Les faits remontent au milieu du mois d’avril à Pretoria, capitale administrative sud-africaine. Kemi Seba a été appréhendé par les forces de l’ordre dans le cadre d’une opération d’infiltration policière. À ses côtés se trouvaient son fils et un militant afrikaner local identifié comme François van der Merwe.

Selon les premières conclusions de l’enquête, le leader panafricaniste séjournait irrégulièrement sur le territoire sud-africain, son visa étant expiré. Il a été intercepté alors qu’il s’apprêtait à franchir clandestinement la frontière pour gagner le Zimbabwe. Il est aujourd’hui poursuivi pour de graves infractions à la législation sur l’immigration.

Le parquet oppose un refus catégorique à la caution

Dès l’ouverture des audiences préliminaires, la défense de Kemi Seba a sollicité une libération sous caution afin qu’il puisse comparaître libre. Mais le ministère public sud-africain a farouchement combattu cette requête, qualifiant le détenu de « profil à haut risque ».

Pour convaincre le tribunal, l’accusation a avancé plusieurs arguments lourds :

  • Risque de fuite avéré : ayant déjà été arrêté alors qu’il tentait de passer au Zimbabwe illégalement, le parquet considère qu’une caution favoriserait une nouvelle évasion.
  • Soupçons d’activités criminelles internationales : au-delà de l’infraction migratoire, les autorités sud-africaines évoquent des suspicions persistantes de planification d’attaques terroristes sur le sol européen, ce qui alourdit considérablement le volet politique et sécuritaire du dossier.

Détention prolongée en attendant la suite

Après plusieurs reports successifs de l’examen de sa motion de caution, la justice sud-africaine a finalement tranché en faveur de l’accusation. Le tribunal a jugé que les éléments présentés étaient suffisants pour justifier le maintien en détention provisoire de Kemi Seba.

Il reste donc incarcéré dans une prison sud-africaine, dans l’attente de la suite des procédures judiciaires concernant son statut migratoire et les charges de sécurité nationale qui pèsent sur lui.