L’Arsenal a frôlé l’exploit hier soir en s’imposant 1-0 face à Burnley, déjà relégué, au terme d’une rencontre tendue et peu spectaculaire à l’Emirates Stadium. Grâce à une réalisation de Kai Havertz sur corner juste avant la mi-temps, les Gunners se retrouvent à deux doigts de remporter le titre de Premier League, sous réserve du résultat de Manchester City face à Bournemouth aujourd’hui. Une victoire ou un match nul suffirait à sacrer les Nord-Londoniens, à moins qu’ils ne doivent attendre la dernière journée contre Crystal Palace.
Une victoire acquise dans la difficulté
Dès les premières minutes, Burnley a adopté une stratégie défensive agressive, cherchant à étouffer Arsenal dans son camp. Malgré cette organisation rigide, les Gunners ont multiplié les tentatives pour percer le bloc adverse. Leandro Trossard a frôlé l’ouverture du score en touchant le poteau après une combinaison avec Eberechi Eze, tandis que Bukayo Saka a failli marquer après un centre dangereux qui a frôlé la ligne de but.
La 34e minute a donné lieu à une polémique : Saka s’est effondré dans la surface après un centre de Havertz, mais l’arbitre n’a pas sifflé le penalty, confirmant après visionnage du VAR que le contact avec Lucas Pires n’était pas fautif.
Une seconde période chaotique
Les tensions ont atteint leur paroxysme en seconde mi-temps, avec des occasions manquées qui ont fait grincer des dents. Eze, notamment, a gaspillé deux situations idéales en moins de deux minutes, dont une volée repoussée par le gardien adverse sur la barre transversale. Havertz, déjà auteur du but, a également évité de peu l’exclusion après un tacle glissé sur Lesley Ugochukwu, le VAR estimant que l’intervention, bien que brutale, ne méritait pas un carton rouge.
Malgré une fin de match décousue et une défense souvent sous pression, Arsenal a tenu bon pour préserver sa victoire. Ce succès place les Gunners en position idéale pour remporter leur premier titre depuis 2004, sous réserve des résultats de leurs concurrents directs.
Gardien de but et défense : des notes solides malgré un manque d’action
- David Raya (6/10) : Peu sollicité, il a tout de même réalisé une parade décisive en début de partie.
- Cristhian Mosquera (6/10) : Actif en attaque et solide en défense, il a tenté de créer le danger avec Saka.
- William Saliba (6/10) : Maître à jouer dans la construction, il a neutralisé Zian Flemming avec efficacité.
- Gabriel Magalhaes (6/10) : Projeté dans l’axe offensif, il a apporté du dynamisme dans les montées.
- Riccardo Calafiori (6/10) : Positionné avec intelligence, il a contribué aux phases offensives sans faute majeure.
Milieu de terrain : un rôle clé pour la stabilité
- Declan Rice (7/10) : Son intervention salvatrice dans la surface a permis de conserver l’avantage.
- Martin Ødegaard (6/10) : Trop possessif par moments, il a tout de même tenté de faire progresser le jeu.
- Eberechi Eze (6/10) : Critiqué pour ses deux occasions manquées, il a tenté de débloquer la situation malgré les sifflets.
Attaque : Havertz et Saka en lumière
- Bukayo Saka (7/10) : Auteur d’un corner décisif pour Havertz, il a failli marquer et a été très actif défensivement.
- Kai Havertz (7/10) : Son but sur corner a scellé la victoire, et il a évité l’expulsion de justesse avant d’être remplacé.
- Leandro Trossard (7/10) : Malchanceux avec son tir sur la barre, il a montré des qualités de dribble et de déplacement.
Remplaçants et entraîneur : gérer la fin de match
- Piero Hincapie (6/10) : A assuré la fin de match sans briller.
- Viktor Györkös (6/10) : Multiplié les courses sans trouver la solution finale.
- Myles Lewis-Skelly (6/10) : S’est investi dans la bataille au milieu de terrain.
- Gabriel Martinelli (non noté) : Entré en fin de match pour gérer le temps additionnel.
- Mikel Arteta (6/10) : Satisfait du résultat malgré une prestation perfectible. Pour lui et son équipe, seul le score compte désormais.