7 septembre 2026
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Le général Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République gabonaise, a officiellement inauguré jeudi le nouvel édifice annexe du Commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire à Libreville. Ce bâtiment, portant le nom de « Bâtiment Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Commandant en chef de la Garde Républicaine », s’élève sur trois niveaux et dispose de 38 bureaux. Cette réalisation s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration pénitentiaire gabonaise, un chantier salué par le ministre de la Justice, Augustin Emane, tout en soulignant l’urgence d’aborder les défis restants dans les prisons du pays.

La cérémonie d’inauguration a réuni les membres du Gouvernement, les hauts gradés des Forces armées, ainsi que d’autres personnalités. Le président Oligui Nguema, qui occupe également les fonctions de Chef suprême des Forces de défense et de sécurité, a officiellement lancé l’utilisation de ce nouvel espace dédié à la gestion et au pilotage de la Sécurité pénitentiaire.

Inauguration du bâtiment annexe de la Sécurité pénitentiaire à Libreville

Ce bâtiment moderne, équipé de salles d’opération, de supervision et de conférences, vise à améliorer les conditions de travail des agents chargés de la gestion pénitentiaire. Une avancée administrative majeure pour renforcer l’efficacité du Commandement en chef, dirigé par le général Jean Germain Effayong Onong.

Une étape clé de la réforme pénitentiaire gabonaise

Lors de son discours, le ministre de la Justice et des Droits humains, Augustin Emane, a qualifié cette inauguration de « moment charnière dans la modernisation de l’institution judiciaire et pénitentiaire au Gabon ». Il a rappelé que cette réalisation s’inscrit dans le cadre de la réorganisation du Corps autonome de la Sécurité pénitentiaire, engagée par les autorités pour renforcer l’autorité de l’État tout en garantissant la dignité des détenus.

Le ministre a également mis en avant l’engagement du gouvernement à concilier fermeté et humanité dans la gestion des établissements carcéraux, conformément aux normes internationales. Une vision qui place la question des conditions de détention au cœur des priorités.

Au-delà des bureaux : les enjeux des infrastructures carcérales

Augustin Emane a tenu à souligner que la modernisation des locaux administratifs ne suffira pas à elle seule à résoudre les problèmes structurels des prisons gabonaises. Il a insisté sur la nécessité d’améliorer les infrastructures existantes, notamment les dortoirs, les équipements de surveillance et les systèmes de sécurisation des établissements.

Selon lui, la réforme doit désormais s’étendre aux conditions de travail des agents et aux conditions de vie des détenus. Une politique pénitentiaire moderne, a-t-il ajouté, ne se limite pas à la prévention des évasions ou au renforcement des contrôles, mais doit aussi préparer la réinsertion des personnes incarcérées.

Après la cérémonie, le président Oligui Nguema a visité les nouvelles installations, tandis que le représentant de l’entreprise Abnia Gabon, Ali Adiahéno, a exprimé sa gratitude pour la confiance accordée à sa société dans la réalisation de ce projet.

Vers une gestion pénitentiaire plus humaine et sécurisée

Cette inauguration marque une avancée significative pour le Commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire, qui dispose désormais d’outils modernes pour assurer ses missions. Cependant, comme l’a rappelé le ministre de la Justice, le chantier le plus crucial reste celui de l’amélioration des conditions dans les prisons elles-mêmes. Une démarche indispensable pour concilier sécurité, dignité et réinsertion.