
Franceville mise sous les projecteurs : Oligui Nguema inspecte les chantiers clés

Franceville, Haut-Ogooué – Même en déplacement privé, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a privilégié le terrain. Samedi 22 août, il a inspecté plusieurs infrastructures majeures en cours à Franceville, capitale du Haut-Ogooué. Une visite qui illustre une méthode de gouvernance axée sur le suivi concret des projets publics.
Cette tournée s’inscrit dans une dynamique nationale visant à transformer les promesses d’investissement en réalisations tangibles. Après avoir supervisé les chantiers du Grand Libreville, le chef de l’État étend désormais cette approche aux villes provinciales. L’objectif ? Garantir la qualité, l’avancement et l’utilité sociale de chaque projet.
Éducation : un impératif stratégique
L’accent a été mis sur les infrastructures éducatives, symboles d’une économie en quête de capital humain. À l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), le président a examiné les progrès des travaux de modernisation. Une enveloppe de 9 milliards de francs CFA a été allouée à cette université et à deux autres établissements publics pour finaliser les chantiers.
Le Lycée d’Excellence de Franceville a également retenu son attention. Plusieurs réserves techniques persistent, notamment concernant les équipements scientifiques, les espaces sportifs et les logements des enseignants. La rentrée scolaire pourrait être reportée à septembre 2027 pour garantir un fonctionnement optimal.
Cette rigueur interroge sur la finalité des projets publics : une infrastructure ne vaut que par son utilité réelle et sa durabilité. La performance d’un chantier se mesure après son achèvement, une fois les citoyens en bénéficient pleinement.
Économie locale et sécurité : des piliers du développement
La visite ne s’est pas limitée aux projets éducatifs. Le président a également inspecté le marché de Mingara et celui du deuxième arrondissement, essentiels pour l’activité économique locale. Ces infrastructures impactent directement les conditions de travail des commerçants et l’organisation urbaine.
La sécurité n’a pas été oubliée : le futur poste de gendarmerie du quartier Wendjé a été passé au crible. Un rappel que la modernisation urbaine passe aussi par la protection des citoyens.
Enfin, le complexe hôtelier Leconi Palace a été examiné, soulignant l’importance de l’attractivité touristique et économique de Franceville. Une ville ne peut se développer sans infrastructures d’accueil adaptées.
Patrimoine et optimisation des ressources
Lors de cette tournée, des dysfonctionnements ont été identifiés, comme un immeuble de la BGD en état de dégradation. Une réflexion est en cours pour sa réhabilitation et sa réaffectation aux services fiscaux, évitant ainsi le gaspillage de ressources existantes.
Cette approche marque un tournant : il ne s’agit plus seulement de construire, mais de rationaliser l’existant, corriger les erreurs et aligner chaque investissement sur un besoin réel. Une gestion plus efficace des fonds publics pour des résultats concrets.
Franceville, laboratoire du changement
Cette inspection révèle une méthode de gouvernance où la proximité avec les réalités locales prime. Visiter les chantiers permet de confronter les dossiers administratifs à la réalité du terrain, d’identifier les retards et de prendre des décisions immédiates.
Cette logique du résultat s’inscrit dans un discours plus large. Quelques jours plus tôt, le président a appelé à accélérer les projets inachevés et à responsabiliser les acteurs concernés. Franceville devient ainsi un exemple de cette ambition nationale.
Pour réduire les disparités entre la capitale et les provinces, tous les secteurs doivent progresser de concert : éducation, commerce, sécurité, tourisme et services publics. Le développement provincial ne peut être une promesse, mais doit se traduire par des infrastructures fonctionnelles et durables.
Un séjour privé, mais un message public clair : le Gabon de demain se construit aujourd’hui, dans les écoles, les marchés et les services publics. À Franceville, le président a choisi de voir les choses de près. L’épreuve décisive reste à venir : celle de l’achèvement des chantiers, de leur qualité et de leur impact durable sur la population.





