14 juillet 2026
RUSSIA-POLITICS-DEFENCE

Visitors wearing military camouflage stand at the entrance of the 'PMC Wagner Centre', associated with the founder of the Wagner private military group (PMC) Yevgeny Prigozhin, during the official opening of the office block on the National Unity Day, in Saint Petersburg, on November 4, 2022. (Photo by Olga MALTSEVA / AFP)

financement des réseaux Wagner : le trafic d’opioïdes en Afrique centrale

Trois ans après la disparition d’Evgueni Prigojine, les structures qu’il avait établies en Afrique semblent toujours actives. Une enquête récente met en lumière un réseau de financement parallèle, où le trafic de tramadol, un opioïde puissant, jouerait un rôle clé pour les anciens membres du groupe Wagner.

le tramadol, une source de revenus pour les ex-combattants

Selon les informations recueillies, environ 500 anciens mercenaires de Wagner seraient encore présents en République centrafricaine après août 2023. Parmi eux, Pavel Prigojine, fils du défunt chef du groupe. Ce dernier aurait trouvé dans le trafic de tramadol un moyen de maintenir leurs opérations.

Le tramadol, souvent surnommé la « cocaïne des pauvres » en raison de son coût abordable et de ses effets puissants, serait acheminé via des canaux clandestins avant d’être distribué sur le marché local et régional.

une stratégie de survie après la mort de Prigojine

Après la chute de Prigojine, la Russie aurait redirigé une partie des activités extérieures de Wagner vers des entités contrôlées par l’État. Cependant, certains ex-miliciens auraient choisi de poursuivre leurs propres initiatives, notamment en Afrique, où les opportunités de financement illégal restent nombreuses.

Le trafic de tramadol représente ainsi une réponse pragmatique à la réduction des ressources financières, permettant à ces groupes de subsister malgré la perte de leur leadership historique.

un phénomène qui dépasse le cadre de la République centrafricaine

Si les révélations se concentrent sur ce pays, les enquêtes suggèrent que ce type de trafic pourrait s’étendre à d’autres régions du continent africain. Les réseaux criminels, autrefois liés à Wagner, auraient ainsi diversifié leurs activités pour compenser la baisse des revenus traditionnels.

Cette stratégie illustre la résilience des anciens mercenaires et leur capacité à s’adapter aux nouvelles contraintes, tout en exploitant des marchés illicites en pleine expansion.