24 juin 2026
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Le gouvernement japonais a annoncé une aide d’urgence de 3 millions de dollars américains en faveur de la République démocratique du Congo pour appuyer la lutte contre l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, à l’est du pays.

Cette contribution financière est répartie entre trois organisations internationales actives dans la réponse humanitaire. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) recevra 1,5 million USD, le Programme alimentaire mondial (PAM) obtiendra 1 million USD, et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) se verra allouer 500 000 USD.

Ces fonds serviront à financer des interventions dans des secteurs clés comme la santé, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène. Les autorités nippones estiment que ce soutien permettra de freiner la propagation du virus Ebola non seulement en RDC mais aussi dans les pays voisins vulnérables.

Tokyo entend ainsi réaffirmer son engagement en faveur de la sécurité humaine, un principe qui a guidé sa réponse positive aux appels des agences internationales opérant sur le terrain congolais.

Depuis la résurgence de l’épidémie, plusieurs annonces de soutiens financiers internationaux ont été faites. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a exhorté les partenaires de la RDC à améliorer la coordination et la transparence dans la gestion des fonds destinés aux interventions sanitaires, en particulier pour la riposte contre Ebola dans l’Est.

Lors d’un briefing conjoint le 18 juin 2026 à Bunia (Ituri) avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le ministre de la Santé a souligné l’importance d’une approche commune entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. Il a relevé qu’une grande partie de ces financements est gérée directement par des organisations humanitaires sans passer par l’État, ce qui crée une confusion dans l’opinion publique quant à la gestion réelle des fonds.

Le 17 mai 2026, deux jours après la déclaration officielle de l’épidémie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo, qui s’est propagée de la RDC vers l’Ouganda, comme une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).

L’Organisation mondiale de la santé précise que l’épidémie a connu une expansion géographique importante et que son ampleur réelle pourrait être sous-estimée. La situation est aggravée par la forte mobilité des populations, la fragilité des systèmes de santé, le manque d’infrastructures sanitaires et les difficultés d’accès aux zones touchées par les conflits.

À cela s’ajoute l’absence de vaccin homologué et de traitement spécifique contre le virus Bundibugyo. Malgré ces obstacles, les autorités congolaises restent confiantes et misent sur l’expérience acquise lors des seize précédentes épidémies d’Ebola que le pays a réussi à maîtriser.