7 septembre 2026
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Dialogue national en RDC : l’opposition dénonce le contrôle total de Félix Tshisekedi

L’opposant Albert Mukulubundu Muke, président du Front démocratique africain (FDA) et cofondateur du mouvement citoyen Sauvons la RDC, a vivement critiqué le dialogue national lancé par le président Félix Tshisekedi. Selon lui, ce processus serait entièrement contrôlé par le pouvoir et exclurait les forces vives de l’opposition, ainsi que les groupes armés actifs dans l’est du pays.

Albert Mukulubundu Muke, opposant au dialogue national en RDC

Un processus jugé non inclusif et partial

Pour Albert Mukulubundu Muke, le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi ne répond pas aux critères d’une réconciliation nationale équitable. « Ce n’est pas un dialogue, mais un monologue », a-t-il affirmé. Selon lui, le président congolais aurait déjà tracé les contours du processus en privilégiant son camp politique, l’Union sacrée, au détriment de l’opposition et des acteurs clés de la crise.

L’opposant dénonce également l’exclusion des groupes armés, notamment le M23, dont les revendications sécuritaires restent au cœur de la crise dans l’est de la RDC. « La participation du M23 est essentielle pour une issue durable. Les exclure revient à limiter d’emblée l’efficacité du dialogue », explique-t-il.

Le manque de confiance : un frein majeur

Le dirigeant de Sauvons la RDC pointe du doigt le manque de crédibilité du processus, lié à la méfiance historique entre Félix Tshisekedi et ses opposants. « Nous ne lui faisons pas confiance », déclare-t-il. Il rappelle que des accords signés par le président congolais avec des figures comme Joseph Kabila ou Corneille Nangaa n’ont jamais été honorés, renforçant les doutes sur l’aboutissement de ce dialogue.

Pour Mukulubundu Muke, une médiation neutre est indispensable pour garantir une réconciliation sincère. « La réconciliation ne dépend pas d’une seule personne. Elle repose sur le respect de la Constitution et des principes démocratiques », insiste-t-il.

Vers une mobilisation populaire ?

Face à ce qu’il qualifie de « pseudo-dialogue », le mouvement Sauvons la RDC envisage une mobilisation citoyenne pour faire entendre la voix de l’opposition. Albert Mukulubundu Muke évoque même l’article 64 de la Constitution congolaise, qui permettrait de s’opposer à un régime perçu comme illégitime.

Le mouvement appelle également à un soutien international. « Nous sollicitons l’appui des parlementaires, des pays africains et de la communauté internationale pour faire pression en faveur d’un dialogue transparent », précise-t-il.

Joseph Kabila : un acteur clé pour sortir de l’impasse ?

Proche de l’ex-président Joseph Kabila, Sauvons la RDC considère que son expérience politique pourrait être un atout dans la résolution de la crise. « Joseph Kabila connaît les acteurs internes et externes. Il peut contribuer à trouver une solution », souligne Mukulubundu Muke.

Alors que la RDC reste plongée dans une crise politique et sécuritaire persistante, l’enjeu du dialogue national réside désormais dans son inclusivité et sa capacité à rassembler l’ensemble des forces vives du pays.

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