
Côte d’Ivoire: fixation du prix bord-champ de l’amande de karité à 250 FCFA/kg
La filière karité en Côte d’Ivoire franchit une étape majeure avec la fixation officielle du prix bord-champ de l’amande de karité. Cette décision, qui s’applique à l’ensemble des producteurs locaux, marque un tournant dans la valorisation de cette ressource naturelle emblématique du pays.
Concrètement, le prix bord-champ de l’amande de karité est désormais fixé à 250 FCFA par kilogramme. Cette mesure vise à sécuriser les revenus des petits producteurs tout en structurant une filière jusqu’alors marquée par une grande volatilité des prix. Les acteurs du secteur saluent cette initiative qui devrait renforcer la compétitivité des produits ivoiriens sur le marché international.
Cette décision intervient dans un contexte où la demande mondiale en beurre de karité connaît une croissance soutenue, notamment dans les industries cosmétiques et agroalimentaires. La Côte d’Ivoire, premier producteur africain de karité, dispose ainsi d’un levier supplémentaire pour consolider sa position sur ce marché porteur.
Un cadre réglementaire renforcé pour les producteurs
La fixation de ce prix s’inscrit dans une démarche globale de professionnalisation de la filière. Elle s’accompagne de mesures d’accompagnement pour les producteurs, notamment en matière de formation et d’accès aux intrants. L’objectif est double : améliorer la qualité des amandes et garantir une rémunération équitable aux acteurs de la chaîne de valeur.
Les coopératives agricoles, qui jouent un rôle clé dans la collecte et la commercialisation, devraient bénéficier d’un soutien accru. Cette initiative pourrait également attirer de nouveaux investissements dans le secteur, stimulant ainsi l’économie rurale et créant des emplois locaux.
Impact économique et perspectives
Avec un prix bord-champ fixé à 250 FCFA/kg, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort à ses partenaires commerciaux. Cette mesure devrait permettre de mieux valoriser la production nationale et de réduire les marges de négociation défavorables aux petits producteurs.
À plus long terme, cette décision pourrait favoriser l’émergence de nouvelles unités de transformation locales, réduisant ainsi la dépendance aux exportations brutes. Le beurre de karité transformé en Côte d’Ivoire bénéficierait alors d’une valeur ajoutée bien supérieure, renforçant l’attractivité du pays sur le marché mondial.
Les observateurs s’accordent à dire que cette mesure s’inscrit dans une logique de développement durable. En garantissant des revenus stables aux producteurs, elle encourage des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, essentielles pour préserver les écosystèmes de savane où pousse l’arbre à karité.





