7 septembre 2026
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Un engagement financier majeur en deux décennies

Depuis son implantation au Cameroun en 2006, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a injecté plus de 646 millions de dollars dans l’économie nationale. Ce bilan a été présenté lors d’une réunion à Yaoundé réunissant Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et Ando Naoki, vice-président de la JICA. Cet événement marquait les vingt ans de présence de la JICA et du Programme des volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV) dans le pays.

Une aide multiforme au service du développement

Les 646 millions de dollars ne se limitent pas à des prêts classiques. La coopération japonaise repose sur une palette d’outils d’aide publique au développement (APD), combinant dons et prêts concessionnels. Les dons financent des infrastructures sociales essentielles : écoles, salles de classe, centres de santé et équipements collectifs. Les prêts, quant à eux, se distinguent par des taux d’intérêt réduits, des durées de remboursement étendues et des périodes de grâce avantageuses.

Les priorités d’investissement se concentrent sur deux secteurs clés : les transports et l’énergie. À ces domaines s’ajoute la coopération technique, qui englobe l’envoi d’experts japonais, des programmes de formation, des études, des transferts technologiques et la mobilisation de volontaires au Cameroun.

Infrastructures, agriculture et compétitivité : les réalisations concrètes

Les contributions de la JICA se matérialisent par des résultats tangibles. Les dons ont permis la construction de plus de 120 établissements scolaires et 1 500 salles de classe à travers le pays. Les prêts concessionnels ont soutenu des projets structurants, comme la route Mintom-Lele, cofinancée avec la Banque africaine de développement (BAD). Cet axe routier vise à renforcer le corridor entre Yaoundé et Brazzaville, facilitant ainsi les échanges économiques régionaux.

La coopération technique a également joué un rôle clé. Près de 36 000 riziculteurs ont bénéficié de formations pour améliorer leur productivité et renforcer la sécurité alimentaire. Environ 1 500 entreprises camerounaises ont été accompagnées grâce à la méthodologie japonaise Kaizen, axée sur l’amélioration continue des processus. Par ailleurs, des milliers de Camerounais ont vu leurs compétences renforcées dans divers secteurs stratégiques.

De nouveaux horizons pour une coopération en évolution

Les discussions entre les autorités camerounaises et la JICA ont également porté sur l’avenir du partenariat. Les échanges ont souligné l’importance de cibler des secteurs prioritaires alignés sur la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) : agriculture, pêche, éducation, infrastructures, environnement, développement des ressources humaines et compétitivité des entreprises.

Dès mai 2026, la JICA a lancé un projet innovant dédié à la restauration des paysages de savane et de forêt via l’agroforesterie. Cette initiative reflète l’élargissement des priorités japonaises vers les enjeux de résilience climatique et de gestion durable des ressources naturelles. Elle s’ajoute aux engagements traditionnels de la JICA en matière d’infrastructures et de renforcement des capacités, piliers de sa coopération avec le Cameroun depuis vingt ans.