Le Gabon avance vers un modèle marin durable avec son Plan de zonage national
Le gouvernement gabonais a lancé une série de consultations publiques pour présenter et recueillir les avis sur le Plan de zonage de l’espace marin. Menées par les équipes du ministère de l’Économie bleue, ces rencontres itinérantes visent à exposer la stratégie gouvernementale en matière de gestion durable des ressources marines et de conservation des écosystèmes.
Un projet ambitieux pour concilier protection et activités économiques
Ces consultations ont pour objectif principal d’établir une délimitation concertée des aires marines protégées. À travers le pays, des réunions sont organisées pour expliquer les enjeux du projet, notamment à Port-Gentil, où les acteurs de la pêche artisanale sont particulièrement mobilisés. Ce projet s’inscrit dans la dynamique des « Obligations bleues », un dispositif innovant qui positionne le Gabon comme un leader mondial en matière de financement de la conservation marine.
Le zonage proposé cherche à préserver des habitats essentiels, comme les mangroves, tout en garantissant l’accès aux ressources pour les pêcheurs locaux, les mareyeuses et les professionnels de la transformation des produits de la mer. Une approche équilibrée qui prend en compte les besoins des générations actuelles et futures.
Des zones identifiées pour répondre aux enjeux écologiques et socio-économiques
Les experts du ministère ont pour mission d’identifier d’ici le 19 juillet les principales zones de pêche traditionnelle, les corridors migratoires des espèces marines ainsi que les espaces de résilience climatique. Ces travaux se concentrent sur trois provinces clés : l’Estuaire, la Nyanga et l’Ogooué-Maritime. L’objectif est de proposer un zonage qui reflète à la fois les impératifs écologiques et les réalités économiques des communautés locales.
Le projet final, une fois validé par les instances décisionnelles, servira de référence pour la gestion intégrée des espaces marins gabonais. Une étape clé pour assurer la pérennité des ressources halieutiques et renforcer la souveraineté maritime du pays.