Le domicile d’Ousmane Sonko, situé à la Cité Keur Gorgui, s’est transformé en un centre névralgique de la vie politique sénégalaise le vendredi 15 mai 2026. À moins de trois semaines du congrès national du PASTEF prévu le 6 juin 2026, le leader charismatique a réuni son équipe rapprochée pour une séance décisive. Autour de la table figuraient El Malick Ndiaye, Birame Souleye Diop, Yassine Fall, Daouda Ngom et Ayib Daffé, tous acteurs incontournables de la scène politique actuelle.
L’objectif de cette réunion à huis clos était sans ambiguïté : préparer méticuleusement l’avenir du parti et mobiliser les troupes avant ce rendez-vous historique. Les échanges, centrés sur la refonte profonde de l’appareil partisan et l’organisation logistique du congrès, ont révélé des ambitions stratégiques bien au-delà des apparences.
Une restructuration en profondeur pour un parti plus efficace
Les discussions ont confirmé la volonté d’Ousmane Sonko de formaliser les changements initiés dès avril 2026. Quatre vice-présidents ont été nommés, tandis que les fidèles historiques du mouvement ont été repositionnés pour renforcer la cohésion. Le Premier ministre vise une structure plus claire, plus rigoureuse, capable de répondre aux défis économiques urgents qui pèsent sur le pays.
Si Diamniadio reste la ville la plus évoquée pour accueillir l’événement, les véritables enjeux se jouent dans les coulisses. La restructuration ne se limite pas à une simple réorganisation : elle s’inscrit dans une logique de reconquête politique et de consolidation du pouvoir.
Une mobilisation sans précédent sur tout le territoire
Pour incarner cette nouvelle phase, Ousmane Sonko a lancé un mot d’ordre percutant en wolof : « Yokk thiéré doli gnekh », une expression qui appelle à amplifier la dynamique militante et à investir chaque recoin du Sénégal. L’objectif ? Remobiliser la base et étendre l’influence du parti dans les zones les plus reculées, y compris les villages les moins accessibles.
À l’issue de la rencontre, El Malick Ndiaye a partagé sur les réseaux sociaux son enthousiasme, évoquant « des perspectives prometteuses sous le signe de la souveraineté ». Une déclaration qui confirme l’ambition d’un PASTEF déterminé à marquer l’histoire politique du pays avec une démonstration de force sans précédent depuis son arrivée au pouvoir.