7 septembre 2026
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Une situation sous haute surveillance à la frontière maroco-espagnole

Les autorités marocaines ont activé leur dispositif de sécurité à Ceuta après la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux. Depuis près d’une semaine, des publications en ligne prétendent que le poste-frontière de Fnideq vers l’enclave espagnole serait ouvert ce samedi 15 août, un jour férié en Espagne. Une rumeur qui inquiète particulièrement les deux pays.

Pour contrer toute tentative de passage irrégulier, Rabat a pris toutes les mesures nécessaires, selon les déclarations du porte-parole du ministère marocain de l’Intérieur, Rachid El Khalfi. « Toutes les dispositions ont été mises en place pour empêcher toute infiltration illégale et intercepter les personnes impliquées dans ces démarches », a-t-il souligné.

Des interpellations suite à des appels à l’action collective

Les autorités ont également révélé avoir identifié des publications encourageant des tentatives de passage groupé et illégal vers Melilla, la deuxième enclave espagnole située à 400 km à l’est de Ceuta. Des poursuites judiciaires seront engagées contre les instigateurs de ces appels, et un groupe d’individus suspectés d’être à l’origine de ces incitations a été arrêté et fera l’objet d’enquêtes approfondies.

Cette annonce intervient dans un contexte où les tensions migratoires restent vives entre le Maroc et l’Espagne, après un afflux record de migrants fin juillet. Environ 72 000 personnes avaient franchi illégalement la frontière en quelques jours, un chiffre exceptionnel pour une si courte période.

Un bilan humain lourd après la crise migratoire de juillet

Depuis cet événement, près de 70 000 migrants ont été reconduits au Maroc par les autorités espagnoles. Cependant, environ 2 000 personnes, dont plus de mille mineurs non accompagnés, sont toujours présentes à Ceuta, selon les chiffres officiels de l’enclave.

Ce drame a également coûté la vie à des dizaines de personnes : 11 morts du côté marocain, selon Rabat, et au moins 80 victimes du côté espagnol, d’après une commission de médecins légistes. Les organisations non gouvernementales marocaines, comme l’Association marocaine des droits humains, évoquent quant à elles un bilan encore plus lourd, avec au moins 141 décès lors de cette traversée.