22 juillet 2026
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Cameroun : le parti au pouvoir dément la longue absence du président

La polémique autour de l’absence prolongée du président camerounais a été rapidement balayée par le parti au pouvoir. Selon Jacques Fame Ndongo, ministre d’État et porte-parole du gouvernement, cette controverse repose sur une base totalement infondée. Il qualifie même cette affirmation de « barbarisme juridique, voire politique ou logique ».

Le gouvernement camerounais rappelle qu’aucune loi ne fixe de durée maximale pour les déplacements du chef de l’État à l’étranger. Ainsi, aucune disposition constitutionnelle ne peut être invoquée pour justifier une vacance du pouvoir. Jacques Fame Ndongo ajoute avec ironie que ceux qui tentent de le faire s’adonnent à « l’imagination féconde et vagabonde des adeptes du droit des sables mouvants ».

Le ministre d’État insiste sur le fait que Paul Biya, en fonction depuis 1982, poursuit activement ses activités. Il examine méticuleusement les dossiers soumis par ses collaborateurs, que ce soit en présentiel ou via les outils électroniques désormais accessibles au grand public.

Une absence qui soulève des questions

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto, a réagi sans attendre. Mamadou Mota, vice-président du MRC, a interpellé l’opinion publique : « À partir de combien de semaines d’absence physique l’exercice de la magistrature suprême devient-il une vue de l’esprit ? Quarante-cinq jours loin du territoire national, ce n’est pas un séjour, c’est un exil de fait. »

Le MRC s’amuse également de la suggestion selon laquelle le Cameroun serait « le premier pays au monde gouverné en télétravail clandestin », une référence à peine voilée au suivi des dossiers par voie électronique par le président.