24 juillet 2026
CHAD-ARMED FORCES

Chadian soldiers board a Multinational Joint Task Force boat at a military base in Lake Chad Province on May 6, 2026. Chad declared three days of national mourning after a new attack by Boko Haram jihadists on May 6 that killed two generals in the volatile Lake Chad Basin. Chadian soldiers are frequently targeted by Boko Haram in the Lake Chad region, a vast expanse of water and marshland dotted with islands, located between Nigeria, Cameroon, Niger, and Chad. (Photo by Joris Bolomey / AFP)

Le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, avait alors martelé sa position avec une fermeté sans équivoque : « Notre combat contre ce fléau se poursuivra sans relâche, jusqu’à son éradication complète », avait-il déclaré sur le réseau social Facebook peu après les événements. Ces propos faisaient suite à l’assaut brutal mené la veille par une faction affiliée au mouvement jihadiste Boko Haram contre la base militaire de Barka Tolorom, située sur la rive ouest du lac Tchad. L’attaque a coûté la vie à 24 soldats tchadiens, soulignant l’ampleur du danger persistant dans cette zone frontalière.

Les autorités militaires locales ont immédiatement réagi en renforçant les dispositifs de sécurité le long des berges du lac, où les groupes armés continuent de semer la terreur. Cette région, déjà fragilisée par des années de conflits récurrents, voit ainsi sa stabilité menacée par des groupes dont l’influence ne cesse de croître. Les populations riveraines, confrontées à une insécurité grandissante, appellent à une mobilisation accrue des forces régionales pour endiguer cette menace.