L’absence prolongée du chef de l’État camerounais lors de son séjour privé en Europe a suscité de vives critiques de la part de l’analyste politique Benjamin Ngongang. Invité de l’émission « Canal Presse » diffusée sur Canal 2 International depuis Douala, il a exprimé son inquiétude quant à la gestion à distance du pays par le président.
Benjamin Ngongang a souligné que le président camerounais était absent du territoire national depuis 49 jours, un record qui dépasse les précédents séjours à l’étranger. Il a rappelé que « le président de la République n’est pas élu pour gouverner à l’étranger » et que cette situation interroge les députés de la majorité présidentielle eux-mêmes.
« Il n’existe aucun pays au monde où un chef d’État reste plus de 30 jours hors de son territoire, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles », a-t-il affirmé. L’analyste a également comparé cette situation à celle d’autres dirigeants en pleine crise internationale, comme le président des États-Unis ou celui de l’Assemblée de l’Iran, qui, malgré des enjeux majeurs, ne s’absentent pas aussi longtemps de leur pays.
Selon lui, ces longues absences posent un problème de légitimité et de proximité avec les citoyens, d’autant plus que le Cameroun traverse des périodes de tensions sociales et économiques. « Un président doit être présent pour prendre des décisions cruciales et écouter les préoccupations de la population », a-t-il ajouté.