7 septembre 2026
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Un bilan tragique frappe la ville de San, dans le centre du Mali : au moins dix militaires ont perdu la vie dimanche lors d’une attaque menée par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Selon des sources locales et sécuritaires, l’assaut a visé un camp de l’armée malienne, plongeant la région dans une nouvelle spirale de violence.

Une source militaire locale a confirmé la présence de pertes humaines au sein des forces armées maliennes, sans pour autant communiquer de chiffres précis. «Il y a eu des pertes côté ami, mais nos évaluations sont en cours. Nos hommes ont repris le contrôle», a-t-elle déclaré, tout en soulignant que la situation était désormais maîtrisée.

Tirs et explosions lors de l'attaque terroriste à San

Des échanges nourris et une riposte militaire

Les habitants de San ont rapporté des scènes de violence intense aux premières heures de la journée. «C’est une attaque terroriste. Tout a commencé à 5 heures du matin. Nous avons entendu des détonations assourdissantes et des tirs ininterrompus», a témoigné un riverain, avant d’ajouter : «Le calme est revenu pour l’instant».

Dans un communiqué officiel, l’armée malienne a qualifié l’événement de «tentative d’attaque sur l’emprise FAMa de San», précisant que cet assaut avait eu lieu à 5h30. L’état-major a annoncé qu’une «riposte vigoureuse» avait été engagée, permettant de «repousser la tentative». Il a également assuré que «la situation est sous contrôle».

Le JNIM revendique l’opération meurtrière

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a revendiqué la responsabilité de l’attaque dans un communiqué diffusé dimanche. Le groupe djihadiste affirme avoir «pris le contrôle total d’une caserne de l’armée malienne» située dans la ville de San, en région de Ségou.

Cette attaque survient moins d’un mois après un autre assaut meurtrier : le 18 juillet, au moins cinquante militaires avaient été tués dans le nord du Mali lors de l’attaque d’un convoi militaire par une coalition regroupant le JNIM et des indépendantistes touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA). Il s’agit de l’une des opérations les plus meurtrières pour l’armée malienne depuis le début du conflit.

Un pays sous tension : insécurité et défis socio-économiques

Depuis 2012, le Mali est plongé dans une crise sécuritaire persistante, alimentée par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, mais aussi par des tensions communautaires et des mouvements indépendantistes touaregs. À cette instabilité s’ajoute une crise économique profonde, aggravant la situation du pays.

Après deux coups d’État en 2020 et 2021, le Mali est désormais dirigé par une junte militaire, arrivée au pouvoir avec pour mission de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale du pays. Malgré les promesses, les attaques djihadistes et les violences persistent, mettant à rude épreuve les forces armées et la population.