9 juin 2026
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Une vingtaine de reporters venus du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad se sont retrouvés ce lundi 8 juin 2026 dans la capitale tchadienne pour réfléchir à un enjeu crucial : comment mieux garantir leur sécurité lorsqu’ils enquêtent sur des sujets environnementaux, dans un contexte marqué par l’insécurité et les pressions ?

Hébergé au Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD), cet atelier régional piloté par Reporters sans frontières (RSF) vise à outiller les journalistes spécialisés sur leurs droits et à leur donner des clés pour faire face aux risques inhérents à leur profession.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat. Ce dernier a souligné le rôle majeur des médias dans la sensibilisation du public aux défis environnementaux et plaidé pour des conditions propices à un journalisme libre et indépendant.

Durant les travaux, les participants vont aborder des thématiques essentielles : la protection juridique des professionnels des médias, leur sécurité physique et numérique, ainsi que les obstacles spécifiques à la couverture des questions environnementales. Les échanges permettront aussi de partager des expériences entre confrères de différents pays sahéliens.

Selon Ndeye Diary Ba, chargée de projets pour l’Afrique subsaharienne à RSF, cette initiative répond à une demande croissante de protection pour les journalistes environnementaux. Dans une région confrontée au changement climatique, à la raréfaction des ressources naturelles et à l’insécurité, ces reporters sont de plus en plus sollicités pour informer sur des sujets sensibles.

Prévu sur plusieurs jours, l’atelier devrait aboutir à des recommandations pour renforcer la sécurité des journalistes environnementaux et promouvoir un cadre juridique plus protecteur dans les pays du Sahel.