Mondial 2026 : Sonko décrypte les échecs du football sénégalais et africain

Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, revient sur les performances décevantes du football africain lors de la Coupe du monde 2026. Malgré l’augmentation du nombre de sélections africaines, il met en lumière les faiblesses structurelles persistantes et insiste sur la nécessité d’une refonte profonde pour redresser la compétitivité des équipes.
Dans une intervention remarquée, Ousmane Sonko, également figure politique majeure du Sénégal et dirigeant du parti Pastef/Les Patriotes, a partagé son analyse des éliminations précoces du football sénégalais et africain lors du Mondial 2026. Son discours, diffusé à l’international, a mis en exergue les défis organisationnels et managériaux qui handicapent le développement du sport roi sur le continent.
Bien que le Sénégal ait bénéficié de l’élargissement du tournoi à 48 équipes, une décision de la FIFA, Sonko rappelle que cette opportunité ne doit pas être perçue comme une faveur. Pour lui, cette participation accrue doit s’accompagner d’une amélioration tangible des infrastructures et des méthodes de gestion.
Sans s’attarder sur les controverses entourant l’organisation de cette édition, il souligne que certaines décisions de la FIFA ont manqué de rigueur, laissant planer des doutes sur l’équité du processus.
Les enseignements d’une compétition ratée pour le Sénégal
Pour Ousmane Sonko, l’absence de résultats probants du Sénégal et d’autres nations africaines révèle des lacunes structurelles majeures. Gestion chaotique, manque de discipline et préparation insuffisante sont les maux récurrents qui expliquent ces échecs cuisants. Le leader de Pastef/Les Patriotes estime que ces problèmes, loin d’être anodins, sapent le potentiel des talents sénégalais, pourtant reconnus mondialement.
« Cette Coupe du monde nous a surtout montré l’ampleur de nos retards », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une révolution culturelle dans l’encadrement des équipes.
Interrogé sur la qualité des équipes encore en lice, Sonko a reconnu que certaines sélections africaines éliminées n’étaient pas forcément inférieures à leurs adversaires. Une remarque qui souligne l’impact des facteurs externes sur les performances en compétition.
Malgré ce constat sévère, il a tenu à saluer l’esprit sportif des équipes victorieuses, soulignant que leurs succès étaient mérités et reflétaient leur préparation et leur cohésion.