15 juillet 2026
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Ali Lmrabet libéré au Maroc : RSF demande l’abandon des charges

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Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet a recouvré sa liberté ce mercredi 15 juillet après une garde à vue de trois jours. Interpellé à l’aéroport de Tanger le 12 juillet, il a été remis en liberté par le procureur du Roi à Casablanca, tout en restant sous le coup d’une enquête en cours.

Nous saluons la libération d’Ali Lmrabet et la restitution de son matériel, mais l’enquête ouverte contre lui pour ‘diffusion présumée de contenus numériques jugés diffamatoires’ doit être abandonnée. Les autorités marocaines doivent clore ce dossier sans délai.

Oussama Bouagila
Directeur du bureau Afrique du Nord de RSF

Ali Lmrabet a été interpellé le 12 juillet à son arrivée à l’aéroport de Tanger, avant d’être transféré à Casablanca pour une garde à vue. Le procureur du Roi a confirmé sa remise en liberté après son audition, restituant deux ordinateurs, un disque dur externe et un téléphone portable saisis lors de son arrestation. Cependant, l’enquête se poursuit, avec des expertises techniques prévues avant toute décision définitive.

Le journaliste a réagi avec fermeté : « Je ne fais que du journalisme, conforme aux standards internationaux. Je n’ai jamais été condamné pour diffamation, ni en France, ni en Espagne, ni au Maroc. Mon travail dérange certaines structures étatiques ou sécuritaires, mais c’est mon métier. »

Son épouse, Laura Feliu, a également réagi : « Cette arrestation était illégale et contraire au droit marocain, car les faits reprochés auraient été commis hors du territoire. Nous espérons un classement définitif du dossier pour que mon mari puisse retrouver une liberté totale. »

Ali Lmrabet, figure du journalisme critique au Maroc, avait déjà été placé en garde à vue en 2003 et 2005, et condamné à des peines de prison pour ses prises de position. Son arrestation récente intervient dans un contexte où le pays se classe 105e sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de RSF.